SOPRANO ET ORCHESTRE
En 1803, alors que la villa Médicis devient le nouveau siège de l’Académie de France à Rome, l’Institut décide d’ouvrir son concours annuel à de nouvelles disciplines. La musique est l’une de celles-ci. Le texte imposé pour la cantate du second tour est écrit par le citoyen Arnault, membre de l’Institut qui voulut bien accepter la tâche difficile d’imaginer un livret en quelques jours. Il fallait que les paroles offrent des caractères variés afin de faire valoir différents types d’écriture musicale. Le résultat – Alcyone – est jugé parfaitement adéquat par la section musique qui conclut que « les concurrents pourront déployer dans cette scène toutes les richesses de l’harmonie et de la mélodie, et tout le luxe d’un orchestre complet ». Étonnamment, la structure du livret d’Arnault n’est pas celui de l’ancienne cantate française du XVIIIe siècle, en trois récitatifs et trois airs, mais un condensé de ce schéma en deux récits et deux airs, l’un dans un tempo lent, l’autre sur une rythmique agitée.
Introduction
Récit : « Ombre en pleurs, gémissante voix… »
Cantabile : « Astre propice… »
Récit : « Et les airs et les eaux… »
Air : « Voilà vos jeux… »
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