SOLISTE ET ORCHESTRE
Hormis ses qualités indéniables, l’opéra Iphigénie en Tauride de Gluck, créé en 1779 à Paris, est passé à la postérité pour avoir triomphé d’une joute avec un ouvrage exactement contemporain, traitant du même sujet et portant le même titre, dû à la plume de l’italien Niccolo Piccinni. L’air « Je t’implore et je tremble… » ouvre l’acte IV par le plus saisissant des monologues d’Iphigénie. Gluck réussi à multiplier les plans sonores, notamment par des unissons de violons, violoncelles et bassons dont les appogiatures plaintives font émerger de la sonorité générale une voix médiane particulièrement expressive. La frénésie des trémolos de cordes fait de cet air la page la plus énergique de l’opéra.
SYMÉTRIE livres et partitions, édition multimédia
© SYMÉTRIE 1999-2010. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 03-03-2009.