MUSICOLOGIE
« M. Onslow, on le sait, est une des plus belles gloires musicales de la France car, malgré son nom anglais, ce grand artiste est notre compatriote. […] La beauté calme de plusieurs de ses adagios et la verve pétulante de la plupart de ses finales (presto) témoignent de la facilité avec laquelle il manie les styles les plus opposés ; on le compte en outre parmi les plus grands harmonistes de l’époque. » (Hector Berlioz)
Festina lente… jamais devise familiale n’a semblé plus appropriée à l’un de ses membres, George Onslow (1784-1853), dont on commence seulement à découvrir – 150 ans après sa mort – la véritable stature. Cet ouvrage, par la multiplicité des points de vue qu’il propose, éclaire d’un jour nouveau l’œuvre du compositeur. Associant musicologie, analyse musicale et histoire de l’art, cet ouvrage présente de nouvelles perspectives historiques et biographiques liées à l’artiste, explore de manière détaillée le champ de sa musique instrumentale et consacre une dernière partie à la redécouverte de sa musique lyrique. Outre des textes de synthèse, des études de cas s’attachent à des œuvres de nos jours totalement inconnues qu’elles remettent en lumière, comme la Toccata pour piano, les sonates pour piano à quatre mains, la cantate Caïn maudit ou encore l’opéra Guise ou les États de Blois…
Préface
Festina lente…
Biographie musicale de George Onslow par Joseph d’Ortigue
Sylvia L’Écuyer et Viviane Niaux
Présence de Onslow dans la correspondance et quelques autres écrits de Berlioz, des Huit Scènes de Faust aux Troyens
Gérard Streletski
La réception de l’œuvre d’Onslow en Allemagne avant 1830
Bert Hagels
La rencontre de George Onslow et des frères Müller à travers leur Journal (1833-1834)
Günter Schwenke
Le langage musical de George Onslow à travers sa musique de chambre
Viviane Niaux
Les premières sonates pour alto et piano en France, de Onslow à Vieuxtemps
Frédéric Lainé
Quelques réflexions autour de la Toccata pour piano op. 6
Nicolas Southon
Les deux sonates pour piano à quatre mains op. 7 et 22
Marie Hauguel et Frédérick Sendra
Vers un romantisme symphonique français : les deux premières symphonies de George Onslow
Muriel Boulan
Une révélation pour George Onslow : Stratonice d’Étienne-Nicolas Méhul et François-Benoît Hoffman (1792)
Patrick Taïeb
Le Colporteur à Rouen ou l’autopsie d’un échec en province
Joann Élart
L’ultime opéra d’Onslow : Guise ou Les États de Blois (1837)
Alexandre Dratwicki
D’un « duc de Guise » à l’autre : Delaroche et Onslow en rupture avec les catégories génériques autour de 1835
Pierre Sérié
Une introduction à Guise arrangé en quatuor à cordes op. 60
Viviane Niaux
Caïn maudit ou La Mort d’Abel : pièce de salon ou morceau de réception ?
Benoît Dratwicki
Bibliographie
Discographie
Index des noms de personnes
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