Créé à l’Académie impériale de musique le 23 mars 1810, La Mort d’Abel connut un énorme succès dès sa première représentation, et l’on s’étonne que l’œuvre n’ait jamais été reprise par la suite. Le récitatif et l’air d’Adam « L’aurore a dissipé les ombres… », qui suit immédiatement l’ouverture, donnent une juste mesure de l’assimilation du modèle gluckiste par la génération française suivante : Catel, Kreutzer, Lesueur… La mouvance du sentiment est rendue par une construction tripartite (récitatif-lent-vif) laissant le chanteur dominer chaque section par un débit large et jamais orné.
2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, cordes
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