Lulli et Quinault n’est pas le plus ambitieux des opéras d’Isouard, mais il remporta un relatif succès lors de sa création. C’est l’un des premiers hommages du xixe siècle au compositeur florentin, présenté pourtant ici de manière anecdotique, et dans un rapport avec Quinault purement fictif. Seule exactitude de la partition, une citation d’Armide de Lully (air d’Un amant fortuné : « Les plaisirs ont choisi pour asile… » tiré de la célèbre passacaille du cinquième acte) largement réorchestrée.
L’ouverture est une page extrêmement originale puisqu’elle acclimate dans le cadre lyrique les succès contemporains de la symphonie concertante. Isouard avait déjà modestement expérimenté cette technique dans Cendrillon, dont l’ouverture est écrite avec harpe et cor solo, mais sans ménager de véritables passages de virtuosité aux deux instruments. Dans Lulli et Quinault, les cinq solistes (flûte, hautbois, clarinette, basson et cor) occupent en revanche le devant de la scène.
1 petite flûte, 1 flûte, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, timbales, cordes
SYMÉTRIE livres et partitions, édition multimédia
© SYMÉTRIE 1999-2012. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 12-09-2011.